Oeuvre de restructuration d’un ancien quartier, le complexe Mouassine avait atteint son but comme le constate plus tard un chroniqueur marocain du 17ème siècle : « Cette mosquée est devenue, dit-il, le centre autour duquel tourne la médina. » Désormais d’autres complexes du même genre allait suivre tel celui de Bab Doukkala, édifié à la fin du XVI eme siècle. La fontaine de Bab Doukkala, construite presque à l’identique de la fontaine Mouassine, date donc également de l’époque saadienne. Elle porte la patronyme d‘une femme qui était reconnue très pieuse et très juste, « Lalla Houda Saafia ».
Son architecture est similaire à celle de la fontaine Mouassine, quoique moins richement décorée. Aujourd’hui trois grandes portes en bois ferment les anciennes baies où les animaux venaient s’abreuvaient. Une grille protège l’accès à la fontaine, fermée depuis la fin des années 90. En outre, on peut remarquer sur le mur intérieur des traces noires. Elles sont dues aux bougies que les femmes viennent déposer certains soirs. Dans l’imaginaire populaire, la fontaine conserve un rôle bienfaiteur et reste un symbole. Que les bougies veillent la fontaine, c’est assurer la pérennité de l’eau et donc de la vie, en ce site insensé.
Comment s’y rendre ?
Par la porte Bab Doukkala (à côté de la gare routière), prendre tout droit par la rue Fatima Zohra qui se prolonge par la rue Bab Doukkala. La fontaine est sur le côté de droit, peu après, en proximité de la maison du wali.



