Guéliz
La ville nouvelle de Marrakech, née sous le protectorat : avenues rectilignes, immeubles Art déco, galeries d'art et grandes terrasses. On y vient pour le jardin Majorelle et le musée Yves Saint Laurent, et pour respirer hors des souks.
Histoire & contexte
Guéliz n’a pas mille ans, à peine plus de cent. Quand la France établit son protectorat en 1912, l’architecte Henri Prost dessine au nord-ouest de la médina une ville neuve : larges avenues rectilignes, immeubles Art déco, trottoirs plantés. Le quartier prend le nom de la colline et de son église, l’église des Saints-Martyrs.
Un siècle plus tard, Guéliz est devenu le Marrakech contemporain : galeries d’art le long de la rue de la Liberté, brasseries et terrasses, boutiques de créateurs, cinémas. C’est là que la ville expose son art d’aujourd’hui, à quelques minutes des souks.
Au nord, deux adresses ont fait sa réputation mondiale : le jardin Majorelle et son bleu cobalt, et le musée Yves Saint Laurent, sa façade de brique. Entre les deux, l’avenue Mohammed V file droit vers la Koutoubia et la médina.
Guéliz est aussi, avec l’Hivernage, la seule vraie scène « bar » de Marrakech : Baromètre pour la mixologie, Kechmara pour le verre en terrasse, quelques adresses licenciées où la carte des vins existe. Pour cadrer ce que sert vraiment un bar de Guéliz face à un riad de médina - contexte légal, adresses de référence, ce qu’un touriste peut y commander sans étonner personne - notre carnet Alcool à Marrakech, la vraie nuance.
« La médina pour l’histoire, Guéliz pour le présent. »
À ne pas manquer
Un quartier ne se visite pas d'un bloc : voici les points où s'arrêter, dans l'ordre d'une balade.
Le jardin Majorelle
Le jardin de Jacques Majorelle, racheté par Yves Saint Laurent : bambous, cactus et ce bleu cobalt qui porte son nom.
Le musée Yves Saint Laurent
Une façade de brique en terre cuite, voisine du jardin Majorelle, qui retrace l'œuvre du couturier.
Les avenues et l'Art déco
Le tracé d'Henri Prost des années 1910-1930 : larges avenues, façades géométriques, ferronneries et terrasses.
L'église des Saints-Martyrs
L'église catholique de la ville nouvelle (années 1920-30) et son haut campanile, repère du quartier.
Se repérer dans le quartier
Tout se fait à pied, en quelques minutes d'un point à l'autre.
En images
Les plus belles photos
Entre jardins, brique et façades des années 1930 : Guéliz se photographie autrement que la médina.
Le bleu Majorelle
Le bleu cobalt des murs et des pots contre le vert des cactus ; venir à l'ouverture pour l'avoir presque pour soi.
La façade de brique
Le jeu de briques en terre cuite, et le logo YSL dans la cour intérieure.
L'Art déco
Façades géométriques, balcons en fer forgé et enseignes des années 1930.
Visites & expériences
Le quartier se découvre librement. Mais un guide ou un food tour en révèle l'histoire et les bonnes adresses.
Tour de ville à vélo électrique
Dégustation de cocktails (mixologie) et tapas marocaines
Hors des sentiers battus en side-car privé
Réservation via GetYourGuide, notre partenaire. Prix indicatifs ; nous pouvons percevoir une commission, sans surcoût pour vous.
Sur place
Où faire une pause sans quitter le quartier.
Conseils de visite
- Le jardin Majorelle et le musée Yves Saint Laurent se réservent à l'avance et se visitent tôt : la file s'allonge vite.
- Les galeries d'art se concentrent autour de la rue de la Liberté - entrée le plus souvent libre.
- Guéliz se vit surtout en fin de journée : terrasses, dîner, sorties.
- À pied, comptez un quart d'heure depuis Jemaa el-Fna par l'avenue Mohammed V, ou prenez un petit taxi.

