Petits taxis à Marrakech
Le petit taxi beige est le moyen le plus simple de circuler en ville. Voici ce qu'une course coûte vraiment, comment fonctionne le compteur, et les quelques arnaques à connaître pour payer le bon prix.
Le petit taxi, mode d'emploi
À Marrakech, le petit taxi est beige sable et ne prend que trois passagers. Il circule uniquement dans la ville ; pour sortir de Marrakech, c'est le grand taxi. Le compteur est obligatoire : exigez-le au départ - « compteur, s'il vous plaît » - sinon convenez du prix avant de monter. La course minimale est de 7 DH, même pour quelques centaines de mètres, et le tarif grimpe d'environ 50 % la nuit, en gros à partir de 20 ou 21 h selon la saison.
Combien coûte une course ?
Au compteur, se déplacer en ville coûte peu. Voici les fourchettes pour les trajets les plus courants - elles ne valent toutefois que si le compteur est bien enclenché.
| Trajet | Jour | Nuit |
|---|---|---|
| Jemaa el-Fna ↔ Guéliz | ~15-30 DH | ~25-45 DH |
| Jemaa el-Fna ↔ Jardin Majorelle | ~20-40 DH | ~30-50 DH |
| Médina ↔ gare ONCF | ~15-30 DH | ~25-45 DH |
| Médina ↔ Palmeraie | ~30-50 DH | ~45-70 DH |
Ces prix ne valent que compteur enclenché. À surveiller :
- « Compteur cassé » suivi d'un prix gonflé : refusez, ou fixez le prix avant.
- Forfait à 3 ou 5 fois le tarif sans compteur : connaissez la fourchette à l'avance.
- Détour rallongé : suivez le trajet sur Google Maps ou Waze.
- « Votre riad est fermé » : prétexte pour vous emmener ailleurs contre commission - confirmez avec votre hébergement.
- Rabatteurs à l'aéroport : ignorez-les et rejoignez la station officielle, où les forfaits sont affichés.
Prendre un taxi sans se tromper
Quatre réflexes suffisent pour payer le juste prix et éviter les mauvaises surprises.
Taxi partagé, paiement, pourboire
Il est courant qu'un petit taxi prenne plusieurs clients allant dans la même direction : le chauffeur s'arrête en route pour en charger d'autres, et chacun paie sa part. C'est normal, pas une arnaque. On règle toujours en espèces, en dirhams - les cartes ne passent pas. Le pourboire n'est pas attendu : on arrondit de un à cinq dirhams.
Les applis pour commander un taxi
Plutôt que de héler dans la rue, plusieurs applications appellent un taxi à votre position - pratique le soir, ou quand on ne parle pas arabe. Deux travaillent avec les taxis officiels agréés, prix annoncé d'avance et paiement en espèces au chauffeur : Roby, de loin la plus répandue à Marrakech, et Heetch. À côté, des applis de VTC comme inDrive - où l'on propose soi-même son prix - ou Careem circulent aussi, mais dans un cadre légal plus flou.
Uber est revenu au Maroc fin 2025, mais de façon limitée et instable : mieux vaut ne pas compter dessus. Le statut de ces applis évolue vite ; le petit taxi de rue, lui, reste disponible partout.
Le soir, en voyageant seule
Marrakech est globalement sûre, y compris pour les voyageuses seules, avec les précautions d'usage. Le soir, surtout après 22 h dans la médina, mieux vaut commander un taxi via le riad ou une appli plutôt que de le héler dans la rue. Montez à l'arrière, gardez votre itinéraire visible, et partagez votre course avec un proche si vous le souhaitez. En cas de litige, notez le numéro de licence peint sur la portière avant de signaler.
Les essentiels