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Photographier Marrakech : où, quand, avec quoi, et ce qu'on n'a pas le droit de faire

Conseils pratiques

Marrakech se photographie très bien pendant deux fenêtres de la journée, et à peu près jamais entre les deux. La médina a ses lieux fermés à l'objectif, ses lieux qui coûtent une négociation, et ceux qui refusent la photo pour de bonnes raisons. Le drone est légalement compliqué et douanièrement risqué.

Photographier en médina : trouver la lumière au bon endroit, au bon moment.
Photographier en médina : trouver la lumière au bon endroit, au bon moment.

Un matin d’avril 2026, six heures quarante sur un toit-terrasse de Kennaria. La lumière rasante mord le tadelakt de l’auvent d’en face et redessine les diagonales de la médina. Trente minutes après, elle a déjà migré au ras des tuiles ; l’ombre s’aplatit, les ocres tournent au fluo. Voilà la vraie question quand on vient photographier Marrakech : quelle fenêtre je saisis, quelle fenêtre je laisse tomber. Ce carnet dit où je vais, à quelle heure, ce que j’emporte, ce que j’ai fini par ne plus faire, et ce que la loi comme l’éthique interdisent avant même qu’on s’y trompe.

Deux fenêtres de lumière, une journée type

Marrakech ne se photographie pas à midi. La lumière écrase le contraste, écrête les ocres en jaune fluo, et vide la médina de son relief. Deux fenêtres seulement donnent la lumière rasante qu’on cherche : l’aube et le coucher. Voici la journée en un coup d’œil.

CréneauCe qu’on faitPhoto utile
6 h 30 - 8 h 30Aube dans la médina : toits, ruelles, artisans qui installent★★★
9 h - 11 hJardins et monuments : Majorelle, Bahia, Ménara★★☆
11 h - 15 hCreux : repérage, musée intérieur, déjeuner à l’ombre★☆☆
16 h - 18 hRetour dans les souks : bijoutiers, épices, teinturiers★★☆
18 h - 21 hCoucher puis nuit : Jemaa, Koutoubia illuminée, remparts★★★
Vendredi 13 hSouks au ralenti autour de la prière du midi★☆☆

Le détail créneau par créneau, en trois blocs.

Première fenêtre - l’aube. La médina est vide, les souks encore fermés. Toits de riad, ruelles ombrées, portes cochères, artisans qui installent leur vitrine. La lumière rasante redessine les diagonales et fait sortir les textures du tadelakt, du zellige, du bois cédré des devantures. C’est la fenêtre qui décide de vos images.

Entre les deux fenêtres. Le matin, Majorelle à l’ouverture 8 h idéalement (attention à la file en haute saison), Bahia à 9 h, Ménara au calme si le vent est nul (le bassin devient miroir). Koutoubia depuis les jardins, jamais côté enclos royal. À midi, je rentre : lumière écrasante, contraste dur, quasi inutilisable en extérieur. Repérage, tri des cartes SD, visite intérieure d’un musée (Dar Si Saïd, MACAAL, musée YSL entre 10 h et 18 h), déjeuner sur un toit à l’ombre. Retour aux souks entre 16 h et 18 h : bijoutiers, épices (place Rahba Kedima), teinturiers (souk des Sebbaghine). La lumière tamisée par le treillage en roseau donne les textures les plus lisibles.

Seconde fenêtre - le coucher et la nuit. Jemaa el-Fna au coucher du soleil et à la nuit tombée. Balade sonore, fumée des étals, silhouettes des gnaouas. Trépied bienvenu depuis un toit-terrasse (Café de France, Le Grand Balcon), à demander à la table. Puis la nuit : Koutoubia illuminée (attention à ne pas viser vers l’enclos royal voisin), remparts (Bab Doukkala, Bab Agnaou). Bruit numérique réel dès qu’on monte à 6 400 ISO ; préférez un boîtier récent, sinon tolérer le grain. Enfin, le vendredi, la majorité des souks tourne au ralenti autour de la prière du midi (13 h) : décaler la sortie souks au samedi, ou au vendredi 16 h à 18 h.

Sortir de la ville : mes trois excursions photo

Désert d’Agafay, 40 à 50 minutes au sud-ouest (route d’Amizmiz). Ce n’est pas un désert de sable, ni un désert saharien. Agafay est un reg, un désert de pierres, aux terrasses de plateau ocres et gris. La meilleure lumière : coucher du soleil, quand les ombres allongées dessinent le relief. Les campements luxe vendent souvent le lever de soleil, mais la lumière matinale est moins graphique ici que sur les dunes. Attention au vent d’après-midi, qui charge la poussière.

Vallée de l’Ourika, 1 h à 1 h 30 au sud. Villages en gradins, cascades (Setti Fatma), terrasses cultivées. Lumière plus douce en amont, à partir de Setti Fatma. Éviter samedi et dimanche : la vallée est le pique-nique du Marrakchi, la circulation devient dense, les berges de rivière sont saturées.

Oukaïmeden, 1 h 30 au sud, à 2 620 m. Station de ski hors saison, table d’orientation qui pointe les sommets du massif du Toubkal : c’est le meilleur point de vue accessible en voiture pour photographier le Toubkal sans marcher. Je corrige ici ce que je racontais moi-même en 2021 : depuis Asni village (1 h 30, pas 1 h - autre correction), on ne voit que les contreforts du Haut Atlas, pas le sommet du Toubkal, masqué par les crêtes intermédiaires. La ligne de vue frontale sur le sommet ne s’ouvre qu’à Oukaïmeden ou plus haut, à pied.

Vue depuis Oukaïmeden sur le massif du Toubkal, table d'orientation en avant-plan
Depuis Oukaïmeden, 2 620 m, la ligne de crête du Toubkal se dégage sans marcher.

Un mot sur le séisme d’Al Haouz. Le 8 septembre 2023, la vallée d’Asni et ses alentours ont été durement touchés. Reconstruction bien avancée en province d’Al Haouz : autour de 90 % des logements réhabilités ou reconstruits selon les bilans du programme gouvernemental de reconstruction au troisième trimestre 2025 (près de 24 000 unités). Les axes Asni-Imlil et Asni-Ourika sont opérationnels, les excursions ont repris dès 2024. Je photographie avec discernement : pas les campements de relogement, pas les personnes en détresse, pas les maisons habitées dégradées sans consentement explicite. Les paysages, les artisans qui rouvrent, les guides locaux qui témoignent volontairement, oui.

Ce que j’emporte, ce que j’ai fini par laisser

Deux boîtiers. Un premier hybride ou reflex, mon boîtier de travail. Un second boîtier discret (compact expert ou téléphone récent). Le second sert en médina, quand sortir un reflex fait fuir l’artisan qui installait sa vitrine ou attire dix rabatteurs en trente secondes. Il sert aussi de repérage : je passe une ruelle, je note ce que je veux revenir photographier au moment de la lumière.

Trois focales, pas plus. Un 35 mm ou 24-70 pour la médina, où l’on travaille toujours de près. Un 85 mm ou 70-200 pour les portraits d’artisan sans intrusion, à trois ou quatre mètres, pris pendant la conversation. Un 16-35 mm si je prévois beaucoup de patios de riad ou de palais (Bahia, El Badi). J’ai laissé le 100-400 à la maison au premier voyage : je n’en ai jamais eu besoin.

Cartes et batteries. Cartes SD haute vitesse en surplus : trouvables aux boutiques photo de Guéliz et à Sidi Ghanem, mais 20 à 40 % plus chères qu’en Europe et gamme limitée, emportez ce qu’il faut depuis chez vous. Prise européenne standard, pas d’adaptateur nécessaire pour un appareil en 220 V. Deux batteries par boîtier au minimum, une chargée sur secteur pendant que l’autre travaille.

Sac, trépied, poussière. Sac à ouverture dorsale ou latérale rapprochée, sangle discrète, pas de logo Peak Design ou Lowepro apparent : le sac visuellement photo attire l’attention plus qu’il ne mérite. J’utilise un sac de coursier neutre avec insert. Trépied ultra-léger utile à la Ménara au couchant quand le bassin devient miroir et sur les toits-terrasses, quasi inutilisable en médina. Contre la poussière fine d’Agafay et de l’Atlas, chiffon microfibre, pinceau soufflet, sacs zippés : j’ai perdu deux joints de monture faute d’avoir fait attention.

Ce que j’ai fini par laisser à la maison. Le trépied lourd, trop encombrant pour ce qu’il apporte. Le filtre polarisant systématique, parce que Marrakech est déjà contrastée et qu’il assombrit encore les ombres sans améliorer beaucoup les ciels. Le flash externe, jamais utilisé sur place : la lumière ambiante suffit ou on renonce. Et le chargeur secteur bricolé : je m’en tiens au chargeur officiel du constructeur.

Éthique en médina : trois pièges qui m’ont pris du temps à comprendre

Le portrait, en médina, s’arbitre à chaque fois. Un artisan que je photographie pendant qu’on parle : je demande, en darija si possible - « mumkin ? » signifie « est-ce possible ? » - je montre la photo dans le dos du boîtier, je remercie. Ce n’est pas une transaction, c’est une conversation, parfois un thé si on m’en propose. Un passant qui traverse mon cadre à son insu : si le visage est identifiable et le sujet manifestement non consentant, je m’abstiens. Je cadre autrement, je fais silhouette, ou je renonce. Une photo de personne prise à son insu ne se justifie pas par « ça faisait joli ».

Trois pièges m’ont pris du temps à comprendre, et je les évite désormais systématiquement.

Le premier, c’est l’enfant qui pose pour dix dirhams. Un enfant vous suit dans une ruelle, prend la pose, tend la main. Un homme vous propose « bonne pose, dix dirhams ». J’ai fini par comprendre que payer un enfant pour poser installe un mode de survie qui déscolarise et fixe le prix sur toute la ruelle, pour tous les visiteurs qui suivent. Payer un adulte pour un cliché volé encourage la mise en scène de la précarité. Ne pas payer n’est pas de la dureté ; c’est du respect à long terme.

Le deuxième, c’est Jemaa el-Fna, et il se subdivise. Pour les artistes de rue - musiciens gnaoua, henné, conteurs - la photo se négocie avant, jamais après. Ordre de grandeur en juillet 2026 : 10 à 20 dirhams pour un musicien isolé, 20 à 50 dirhams pour un groupe. Sortir l’appareil sans avoir demandé expose à des exigences de 100 à 500 dirhams a posteriori, avec pression. Pour les charmeurs de serpents et les dresseurs de singes, en revanche, la règle change : je ne photographie pas et je ne paie pas. Les magots de la place (Macaca sylvanus) sont une espèce classée en danger par l’UICN et inscrite à l’annexe I de la convention CITES depuis 2016 (en vigueur 2017). Les jeunes utilisés à Jemaa el-Fna sont prélevés dans les cèdraies du Moyen Atlas, autour d’Ifrane. Photographier et payer entretient le trafic. Les serpents, souvent des cobras aux crocs limés ou aux bouches cousues, relèvent des mêmes considérations de maltraitance. J’ai déroulé ce dossier plus longuement (sources CITES, alternatives, calèches SPANA) dans mon carnet Éthique animale à Jemaa el-Fna.

Le troisième, c’est les tanneries de Bab Debbagh. À l’approche des tanneries, un « étudiant guide bénévole » vous prend en charge. À la sortie, il exige 100 à 300 dirhams. Vous n’avez rien demandé, et vous ne pouvez plus rien refuser sans esclandre. La règle : refuser dès le premier mot, dire « la choukran, khouya » (non merci, mon frère) et ne pas s’engager. Si vous voulez vraiment visiter les tanneries en photographe, prévoyez un vrai guide agréé, réservé à l’avance au bureau des guides. Les portraits de tanneurs demandent en général quelques dirhams, négociés au moment, comme partout ailleurs en médina.

Deux règles simples clôturent l’affaire. On paie l’artisan qui pose consciemment, l’artiste de rue qui a accepté avant, le guide agréé. On ne paie pas l’enfant qui pose, le passant photographié à son insu, l’exhibiteur d’animal sauvage. Pour les femmes en médina, jamais de portrait sans consentement explicite ; éviter aussi les scènes de hammam, l’intérieur des mosquées et les cimetières.

Interdits et restrictions : où l’appareil pose problème

Mosquées. Intérieur strictement interdit aux non-musulmans depuis la politique Lyautey (protectorat, 1912). Exception nationale unique : la mosquée Hassan II de Casablanca, ouverte à la visite payante hors heures de prière. À Marrakech, la Koutoubia ne se photographie que de l’extérieur (jardins, dégagement depuis la place Jemaa el-Fna), l’intérieur est fermé. Attention à la distinction avec la médersa Ben Youssef : c’est une école coranique, restaurée entre 2018 et 2022, accessible aux non-musulmans ; la mosquée voisine du même nom ne l’est pas.

Jardin Majorelle. Accès autorisé pour la photo personnelle. Trépieds professionnels et matériel photo encombrant interdits sans autorisation préalable, à demander à la Fondation Jardin Majorelle. Ouverture 8 h, dernière entrée 18 h. Tarifs 2025 : 150 dirhams jardin seul, 300 dirhams combiné jardin + musée Berbère + musée YSL. Créneaux 30 minutes, réservation en ligne quasi obligatoire en haute saison. Comptez le passage 8 h - 9 h pour la lumière et la fréquentation ; passé 10 h, la file d’entrée devient sérieuse.

Musée Yves Saint Laurent Marrakech. Photo interdite dans les salles d’exposition permanente (contraintes muséographiques et conservation des textiles). Photo tolérée devant le mur/logo à l’entrée. Ouvert tous les jours sauf le mercredi, 10 h à 18 h, billets en ligne uniquement.

Médersa Ben Youssef, Palais de la Bahia, Tombeaux Saâdiens, Palais El Badi. Photo autorisée. Éviter les trépieds aux heures d’affluence (le matin dès 10 h pour la Bahia, l’après-midi pour la Médersa). La Bahia à 9 h à l’ouverture donne le meilleur ratio lumière/vide.

Palais royaux et résidences officielles. Interdiction stricte, présence militaire discrète mais réelle. Ne pas photographier depuis un toit qui donne sur l’enclos royal.

Précision utile pour légender. Les monuments visibles de Marrakech ne sont presque jamais almoravides : la Koutoubia et les remparts sont almohades (XIIᵉ siècle), les Tombeaux Saâdiens, le Palais El Badi et la fontaine Mouassine sont saadiens (XVIᵉ siècle), le Palais de la Bahia est alaouite (fin XIXᵉ siècle). L’exception majeure est la Qoubba almoravide, seule structure almoravide encore visible en ville. Une légende juste vaut mieux qu’une belle légende.

Prise de vue commerciale et diffusion. Pour tout portrait publié en commercial (édition, publicité, plateforme monétisée), un model release signé est nécessaire. Pratique répandue en édition, à connaître pour ne pas se retrouver bloqué à la publication.

Drone à Marrakech : la règle est simple, la sanction est réelle

Au Maroc, l’importation et l’usage d’un drone civil sont soumis à autorisation préalable délivrée par le ministère du Commerce extérieur, l’ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications) et le ministère de l’Intérieur. Ce n’est pas une déclaration, c’est une autorisation. Sans elle, les drones sont saisis à la douane à l’arrivée, y compris à l’aéroport Marrakech-Ménara. On ne récupère pas l’appareil.

La voie d’exception existe pour la production audiovisuelle, via un permis du Centre Cinématographique Marocain (CCM) et une coordination avec la Wilaya. La loi n° 18-23 sur l’industrie cinématographique est entrée en vigueur le 1er septembre 2025 ; elle conserve les autorisations en cours et clarifie les modalités.

Pour un voyage individuel ou un photographe amateur, la règle tient en une ligne : on ne prend pas de drone. La sanction pour un vol non autorisé commence à 10 000 dirhams d’amende, avec confiscation, et peut être qualifiée pénalement selon la zone survolée. Les zones sensibles (aéroports, sites royaux, militaires, frontières) sont interdites même avec autorisation.

Les vidéos aériennes de la médina qu’on voit sur les réseaux sociaux sont pratiquement toutes des productions autorisées, ou des travellings anciens antérieurs à la réglementation actuelle. Ne servez pas d’exemple contre-productif à quelqu’un d’autre.

Édition sur place : ma méthode

Pour qui poste au fil de l’eau, voici ma méthode : import sur laptop ou tablette à midi, tri rapide en X (garder), F (jeter), P (à retravailler à la maison). Correction de balance des blancs (les ocres marrakchis sur-saturent facilement, je baisse d’un tiers de stop en tirage web), export en JPEG 2 048 px pour le web, en NEF/RAW pour l’archive.

Les terrasses de Guéliz (Grand Café de la Poste, Kilim, quelques riads) tiennent le WiFi et l’upload de fichiers RAW compressés. En médina, comptez plutôt sur la 4G marocaine : la 5G n’est pas encore déployée en juillet 2026 mais la 4G tient l’upload d’un ou deux clichés à la fois.

Pour prolonger : les fiches à lire ensuite

Ce carnet vous a donné le cadre. Pour les détails opérationnels d’un lieu ou d’une excursion, les fiches suivantes prennent le relais.

Publié pour la première fois le 22 mai 2021 par Pierre-Marie Coupry, révisé et mis à jour le 8 juillet 2026.

Les lieux situés sur la carte - cliquez un point pour le détail.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser un drone à Marrakech en 2026 ?
Non, pas en voyage individuel. L'importation d'un drone civil au Maroc exige une autorisation préalable du ministère du Commerce extérieur, de l'ANRT et de l'Intérieur. Les drones non couverts sont saisis à la douane à l'aéroport Marrakech-Ménara. La sanction pour un vol non autorisé commence à 10 000 dirhams d'amende, avec confiscation. Seule exception : la production audiovisuelle avec permis du Centre Cinématographique Marocain (loi n° 18-23 entrée en vigueur le 1er septembre 2025). Sur place, ne tentez pas.
Peut-on photographier à l'intérieur des mosquées à Marrakech ?
Non. Les mosquées sont interdites d'accès aux non-musulmans depuis le protectorat français (politique Lyautey, 1912), règle appliquée en continu. Seule exception dans le pays : la mosquée Hassan II à Casablanca, ouverte à la visite payante. À Marrakech, la médersa Ben Youssef (l'école coranique, restaurée entre 2018 et 2022) est accessible aux non-musulmans ; la mosquée Ben Youssef voisine ne l'est pas. Ne pas confondre les deux.
Faut-il payer pour photographier les artistes de la place Jemaa el-Fna ?
Oui, et on négocie avant, jamais après. Ordre de grandeur en 2026 : 10 à 20 dirhams pour un musicien gnaoua isolé, 20 à 50 dirhams pour un groupe. Sortir l'appareil sans avoir demandé expose à des exigences de 100 à 500 dirhams a posteriori, avec pression. Les charmeurs de serpents et les dresseurs de singes sont un cas éthique à part : ne pas photographier, pas payer.
Quel matériel photo emporter à Marrakech ?
Un premier boîtier hybride ou reflex, un second boîtier discret (compact expert ou téléphone récent) pour la médina, une focale fixe 35 ou 50 mm, un standard 24-70 ou équivalent, éventuellement un télé 70-200 pour les portraits sans intrusion. Trépied ultra-léger utile en Ménara au couchant et sur les toits, inutilisable en médina. Cartes SD haute vitesse en surplus - trouvables à Marrakech mais 20 à 40 % plus chères qu'en Europe.
Depuis quel point de vue photographier le Toubkal sans marcher ?
Oukaïmeden, à 2 620 m, à 1 h 30 en voiture au sud de Marrakech. Station de ski hors saison, table d'orientation qui pointe les sommets du massif : c'est le meilleur point de vue accessible en voiture sur le Toubkal. Depuis Asni village (1 h 30), on ne voit que les contreforts, pas le sommet lui-même, masqué par les crêtes intermédiaires.

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